Google présente son dernier prototype de voiture autonome
Google présente son dernier prototype de voiture autonome
lors de la conférence Code
Décidément, la conférence Code réserve bien des surprises. Après Microsoft et son prototype de traduction de conversations Skype, c’est Google qui a dévoilé un prototype d’une voiture électrique aux formes arrondies qui sera entièrement pilotée par ordinateur.
D’ailleurs, comme l’explique Chris Urmson, le directeur du projet Self-Driving Car, « le prototype n'a pas d'embrayage, pas de pédale d'accélérateur, pas de frein... parce qu'il n'en a pas besoin. Le logiciel et les détecteurs s'occupent de tout ça. Le véhicule est pour le moment assez rudimentaire – nous voulons nous en servir pour expérimenter et progresser –, mais il vous enverra où vous voulez en appuyant sur un bouton ».
Pour l’instant le véhicule peut prendre à son bord deux personnes qui n’auront alors plus qu’à sélectionner leur destination via une application sur leur smartphone et la voiture se chargera du reste. Cependant, ils ne sont pas totalement tributaires de l’IA puisqu’il leur reste quand même la possibilité d'appuyer sur un bouton pour arrêter le véhicule. Ce dernier étant destiné à des personnes à mobilité réduite explique sans doute le choix des personnes qui ont testé le véhicule dans la démo ci-dessous.
Pour évoluer toute seule, la voiture embarque des capteurs et des caméras un peu partout pour lui permettre de détecter des obstacles sur près de 200 mètres ou même se garer. Sa vitesse est limitée pour l’instant à 40km/h.
Sergueï Brin, co-fondateur de Google, a annoncé pendant la conférence que son entreprise est en train de produire une centaine d’unités de cette voiture au plus tard cet été. Dans un premier temps des conducteurs en testeront des versions disposant de commandes manuelles. Si tout se passe bien, Google envisage de lancer un programme pilote dans les deux prochaines années et travailler main dans la main avec des partenaires pour accroître ses connaissances en la matière avant de la proposer au grand public. Une page Google+ qui parle de l’évolution du projet a déjà été créée à cet effet.
:fleche: Page Google Self-Driving car
Source : blog Google
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La nature paresseuse de l’être humain à l’origine du nouveau prototype de voiture autonome Google
La nature paresseuse de l’être humain à l’origine du nouveau prototype de voiture autonome Google
Dépourvue de commandes de conduite, le conducteur se transforme en un simple passager
Après avoir récemment présenté son nouveau prototype de voiture autonome, Google a présenté ses spécificités et a expliqué la nouvelle approche qui sera utilisée par ses voitures autonomes.
Pour rappel, le nouveau prototype de Google est une voiture semblable à une Fiat 500, capable de transporter deux personnes à une vitesse maximale de 40 Km/h. La principale nouveauté réside dans le fait qu’elle soit complètement dépourvue de commandes pour la conduite ; ainsi pas de volant, pas de frein ni d’accélérateur.
Tout ceci s’explique par le constat qu’a fait Google suite à ses précédentes expérimentations : l’être humain est paresseux. Au départ, il ne fait pas confiance à la voiture, mais cette situation évolue rapidement et l’être humain devient trop confiant dans les capacités de la voiture. Nathaniel Fairfield, responsable technique du projet, a confié ce qui suit : « Les tests Google suggèrent que toute personne habituée à utiliser des voitures autonomes ne sera pas en mesure de prendre le relais en cas de défaillances ».
Cette approche ne correspond pas au projet initial de Google, dans lequel l’être humain garde un rôle prépondérant dans la conduite du véhicule, en l’assistant en cas de besoin ou dans certaines situations critiques, et où l’être humain partage ses tâches avec le véhicule.
Ces clarifications expliquent donc le revirement de stratégie de Google qui est passé des voitures autonomes partageant les tâches avec l’être humain, à des voitures totalement autonomes où le conducteur se transforme en un simple passager.
Toutefois, ce nouveau prototype nécessite plus de travail que le précédent, car là où le système passait la main à l’être humain, le prototype doit se charger de toutes les opérations et doit être équipé de systèmes redondants pour parer à toute éventualité.
Enfin, Fairfield a expliqué que cette décision comporte aussi le bénéfice de porter la même vision qu’à Google des voitures autonomes : « Conduire partout pour tout le monde ».
Source : MIT Technology Review
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