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Historique des activités : Windows traquait déjà tout ce que vous faites via ce paramètre discret
Historique des activités : Windows traquait déjà tout ce que vous faites via ce paramètre discret avant le lancement de la fonction Recall sur les nouveaux PC Copilot+
voici comment le désactiver
La fonctionnalité Recall des PC Copilot+ n'est peut-être pas le seul cauchemar pour la vie privée dont vous devez vous préoccuper. Windows 11 intègre une autre fonctionnalité appelée "Historique des activités" qui, d'après Microsoft, permet de garder une trace de ce que vous faites sur votre appareil, comme les applications et les services que vous utilisez, les fichiers que vous ouvrez et les sites Web que vous consultez. Bien que Microsoft assure que l'historique de vos activités est stocké localement sur votre appareil, la fonctionnalité suscite des préoccupations en matière de protection de la vie privée et constitue un risque de sécurité élevé pour les utilisateurs.
L'annonce de la fonctionnalité Recall pour les PC Copilot+ a suscité un tollé dans la communauté en raison du fait qu'elle met en danger la vie privée des utilisateurs. Microsoft vit un cauchemar en matière de relations publiques depuis l'annonce. De nombreux utilisateurs s'inquiètent pour leur vie privée, car la fonction Recall consiste à se souvenir de tout ce que vous faites sur votre PC afin de pouvoir revenir facilement en arrière. Microsoft a répondu aux préoccupations dans une récente mise à jour, défendant la fonction Recall et affirmant que l'entreprise explore de nouveaux moyens pour améliorer l'expérience utilisateur.
Mais il y a quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Windows 11 est probablement déjà en train de suivre tout ce que vous faites. À l'insu de la plupart des utilisateurs, Windows 11 intègre déjà une fonctionnalité appelée "historique des activités". Dans Windows 10, cette fonctionnalité était utilisée pour activer la fonction Timeline, qui était essentiellement une version plus simple et moins performante de Recall. Bien que la fonction Timeline ait été supprimée dans Windows 11, l'historique des activités est toujours présent et activé par défaut. La fonction Recall a permis d'attirer l'attention du public sur ce paramètre discret.
Selon la description faite par Microsoft, l'historique des activités permet de garder une trace de ce que vous faites sur votre appareil, comme les applications et les services que vous utilisez, les fichiers que vous ouvrez et les sites que vous consultez. L'historique de vos activités est stocké "localement" sur votre appareil. « Les paramètres de votre compte Microsoft ne vous permettent pas d'envoyer votre historique d'activité à Microsoft, mais votre historique d'activité sera stocké sur votre appareil pour vous aider à garder une trace de ce que vous faites », explique Microsoft sur la page d'aide consacrée à l'historique des activités.
Toutefois, cette fonctionnalité peut poser un problème de confidentialité pour certains utilisateurs. Il est essentiel de noter que l'historique des activités est activé par défaut dans Windows et la plupart des utilisateurs ignorent probablement son existence et l'étendue de ses capacités de collecte de données. Par conséquent, la perspective que ces données soient utilisées ou consultées par d'autres personnes peut être une source d'inquiétude importante. Comme souligné ci-dessus, l'historique des activités englobe différents types de données précieuses, ce qui signifie qu'il représente une mine d'or pour les acteurs de la menace.
Heureusement, il est relativement simple de désactiver l'historique des activités dans Windows 11. Pour ceux qui souhaitent gérer leur historique d'activité, Windows propose différentes options pour afficher, désactiver ou effacer ces informations. La désactivation de l'historique des activités empêche le stockage des activités de l'utilisateur, ce qui renforce la protection de la vie privée. Les utilisateurs ont également la possibilité d'effacer l'historique de leurs activités, ce qui est particulièrement utile pour ceux qui repartent à zéro ou qui cherchent à maintenir une empreinte numérique minimale. Voici ce qu'il faut faire :
- ouvrez l'application Paramètres (vous la trouverez dans le menu Démarrer) ;
- cliquez sur Confidentialité et sécurité dans le menu de gauche (sous Windows 10, sélectionnez Confidentialité dans le menu principal) ;
- sélectionnez Historique des activités ;
- désactivez l'option "Stocker l'historique de mes activités sur cet appareil" (ou décochez la case sous Windows 10) ;
- cliquez également sur "Effacer l'historique des activités pour ce compte" pour effacer les données récentes déjà collectées si l'option est disponible.
À la suite de cette manipulation, votre historique d'activité ne sera plus suivi sur votre PC. Vous devrez cependant effectuer cette opération pour chaque nouvel ordinateur que vous utilisez, car l'option est activée par défaut. Bien que la désactivation de l'historique des activités de Windows 11 puisse améliorer la protection de la vie privée, la page d'aide de Microsoft suggère que cela pourrait entraîner certains inconvénients. Voici quelques inconvénients potentiels :
- perte de l'expérience personnalisée : l'historique des activités est utilisé pour améliorer l'expérience de l'utilisateur en personnalisant les fonctionnalités et les suggestions en fonction des activités passées. Sa désactivation peut conduire à une expérience utilisateur moins personnalisée et potentiellement moins efficace ;
- difficultés de dépannage : l'historique des activités peut être une ressource précieuse pour résoudre les problèmes sur votre appareil. Sans cet historique, le diagnostic des problèmes risque d'être plus compliqué ;
- impact sur l'efficacité de la recherche : la fonction de recherche de Windows peut utiliser l'historique des activités pour fournir des résultats plus rapides et plus pertinents. La désactivation de l'historique peut entraîner une perte d'efficacité des recherches ;
- efficacité réduite de certaines applications : certaines applications, en particulier celles de Microsoft (Timeline, Microsoft Edge, etc.), peuvent utiliser l'historique des activités pour améliorer les fonctionnalités et l'expérience utilisateur. La désactivation de l'historique des activités pourrait réduire l'efficacité de ces applications.
Toutefois, selon certains experts, la désactivation de l'historique des activités ne devrait pas avoir d'impact négatif sur votre expérience dans Windows 11, étant donné qu'il n'a jamais été utilisé que pour la fonctionnalité Timeline (qui n'est pas disponible sous Windows 11). De plus, sous Windows 10, Timeline semble être devenue beaucoup moins utile puisqu'il n'y a plus de synchronisation des données entre les appareils. Pour finir, même si vous désactivez l'historique des activités, Microsoft dispose d'autres moyens pour collecter des informations sur vous via Windows, et vous pouvez envisager d'autres paramètres de confidentialité.
Source : Microsoft
Et vous ?
:fleche: Quel est votre avis sur le sujet ?
:fleche: Que pensez-vous des fonctionnalités comme Recall et l'historique des activités ?
:fleche: Les avantages liés à ces fonctionnalités l'emportent-ils sur les risques de sécurité qu'elles posent ?
:fleche: Microsoft a-t-il nécessairement besoin de ces fonctionnalités controversées pour améliorer l'expérience utilisateur ?
:fleche: L'intégration de Recall et d'autres fonctions controversées pourrait-il entraîner une perte de marché pour Windows au profit de Linux ?
Voir aussi
:fleche: Microsoft va permettre de désactiver la fonctionnalité Recall par défaut après les réactions négatives en lien avec la sécurité, ainsi, Windows ne fera pas de captures d'écran de tout ce que vous faites
:fleche: Protéger votre vie privée : comment désactiver complètement ou temporairement la fonctionnalité "Recall" dans Windows 11, qui s'appuie sur un modèle d'IA pour vous permettre de retrouver toutes vos activités
:fleche: La scientifique en chef de Microsoft Research rejette les préoccupations selon lesquelles la fonction d'IA Windows Recall est un cauchemar pour la vie privée et une mine d'or pour les pirates informatiques
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Microsoft annonce le report de la disponibilité générale de la fonction Recall pour Windows 11
Microsoft annonce le report de la disponibilité générale de la fonction Recall pour Windows 11 après les réactions négatives en lien avec la sécurité
Et les appels au passage à Linux jugé moins intrusif
Microsoft annonce qu'il ne livrera pas Windows Recall avec les PC Copilot+ le 18 juin. L’ajout de la fonctionnalité se fera via une mise à jour qui se fera dans un futur à propos duquel le géant technologique n’a pas donné de précisions. L’heure est au passage en revue des aspects sécurité à problème au travers du programme Windows Insider. La décision de Microsoft fait en effet suite à une série de réactions négatives en lien avec la mise à mal de la sécurité des utilisateurs par la fonctionnalité Recall pour Windows et les appels au passage à Linux jugé plus respectueux de la vie privée.
« Nous ajustons le modèle de lancement de Recall pour tirer parti de l'expertise de la communauté Windows Insider afin de nous assurer que l'expérience répond à nos normes élevées en matière de qualité et de sécurité. Cette décision s’appuie sur notre engagement à fournir une expérience fiable, sécurisée et robuste à tous les clients et à recueillir des commentaires supplémentaires avant de mettre la fonctionnalité à la disposition de tous les utilisateurs de PC Copilot+ », écrit le géant technologique.
Cette dernière décision de Microsoft fait suite à celle de désactiver Recall pour Windows 11 par défaut mais des membres de developpez.com estiment que la suppression de cette fonctionnalité est la meilleure chose à faire
Microsoft a pris en compte les divers retours à propos de Recall pour Windows 11 et apporte un certain nombre de changements avant le lancement des PC Copilot Plus le 18 juin. Microsoft avait initialement prévu d'activer Recall par défaut, mais l'entreprise affirme désormais qu'elle offrira la possibilité de désactiver la fonction controversée au cours du processus d'installation des nouveaux PC Copilot Plus. « Si vous ne choisissez pas de façon proactive de l'activer, elle sera désactivée par défaut », déclare un responsable de Windows.
Microsoft exigera en sus Windows Hello pour activer Recall, de sorte que l'utilisateur devra s'authentifier avec son visage, son empreinte digitale ou en utilisant un code PIN. « En outre, une preuve de présence est également requise pour afficher votre chronologie et effectuer des recherches dans Recall », précise Microsoft, de sorte que quelqu'un ne pourra pas commencer à chercher dans la chronologie de l’utilisateur sans s'être authentifié au préalable.
Cette authentification s'appliquera également à la protection des données autour des instantanés créés par Recall. « Nous ajoutons des couches supplémentaires de protection des données, notamment une via la sécurité d'ouverture de session améliorée (ESS) de Windows Hello, de sorte que les instantanés de Recall ne seront déchiffrés et accessibles que lorsque l'utilisateur s'authentifiera. En outre, nous avons chiffré la base de données de l'index de recherche », ajoute le géant technologique.
Les modifications apportées par Microsoft à la manière dont la base de données est stockée et accessible interviennent après la découverte par l’expert en cybersécurité Kevin Beaumont que Windows 11 stocke les instantanés au sein d'une base de données en texte clair. C’était donc un boulevard pour les auteurs de logiciels malveillants. Plusieurs outils sont d’ailleurs apparus ces derniers jours, promettant d'exfiltrer les données de Recall. TotalRecall sur GitHub extrait la base de données Recall afin que vous l’on puisse facilement voir le texte stocké et les captures d'écran générées par la fonction de Microsoft.
La dernière décision de Microsoft fait suite à des rapports externes sur différentes failles de Recall pour Windows 11
- Des captures d’écran sont effectuées à une certaine fréquence. Celles-ci sont automatiquement analysées par Azure AI, qui fonctionne sur l’ordinateur, et enregistrées dans une base de données SQLite au sein du dossier utilisateur.
- Seul l’utilisateur d’un compte donné peut avoir accès à cette base de données, d’après Microsoft, mais les tests ont révélé qu’un utilisateur d’un autre compte sur le même PC peut y avoir accès. Il suffit pour cela que ce dernier accède depuis son compte au dossier CoreAIPlatform sous AppData.
- La base de données est accessible à distance et ce, sans que l’attaquant n’ait besoin de disposer de droits d’administrateur.
- Le niveau de compression de la base de données est tel que l’archive occupe un espace disque de l’ordre de centaines de kilooctets pour plusieurs jours de captures d’écran. Elle est donc extractible en quelques secondes par des tiers malveillants.
« J'ai automatisé l'exfiltration et créé un site web où l'on peut télécharger une base de données et y faire des recherches instantanées. Je garde délibérément les détails techniques pour moi jusqu'à ce que Microsoft livre la fonctionnalité, car je veux leur laisser le temps de faire quelque chose. En fait, j'ai tout un tas de choses à montrer et je pense que la cybercommunauté au sens large s'amusera beaucoup avec cette fonction lorsqu'elle sera disponible... mais je pense aussi que c'est vraiment triste, car il en résultera des dommages dans le monde réel », commente le chercheur en sécurité derrière ces révélations à propos de la fonctionnalité Recall sous Windows 11.
« Il s'agit simplement d'une base de données SQLite, dont les fonctionnalités seront disponibles dans quelques semaines. J’ai déjà développé un Infostealer qui cible cette dernière et je l’ai hébergé sur le Github de Microsoft (quelques lignes de code). Microsoft va délibérément faire reculer la cybersécurité d'une décennie et mettre en danger ses clients en donnant du pouvoir à des criminels de bas étage », ajoute-t-il.
Des explications qui confirment des risques auxquels les utilisateurs de Recall pour Windows 11 sont exposés
- Vous utilisez un ordinateur public : disons que vous faites des achats ou des opérations bancaires en ligne sur un ordinateur de la bibliothèque. Vous n'avez pas réalisé que Recall était actif. Cela permettrait à la personne qui utilise l'ordinateur après vous vient d'aller dans les archives de Recall pour récupérer toutes vos coordonnées bancaires, votre adresse et vos mots de passe. C'est comme remettre les clés de votre maison à un cambrioleur avant de lui dire que vous partez en vacances pour la semaine.
- Vous utilisez un ordinateur portable professionnel : Votre patron, votre équipe informatique et toute personne ayant accès à votre appareil pourront voir quel usage vous faites de l’appareil. Ils peuvent s'en servir pour suivre votre rendement au travail et même lire les messages privés que vous envoyez à d'autres personnes.
- Vous utilisez un PC familial : si vous utilisez l'ordinateur familial et que vous n'avez pas de profil protégé par un mot de passe, n'importe qui peut entrer et ouvrir votre historique de rappel. Si vous avez fait quelque chose de peu recommandable, cela va se voir, même si vous avez supprimé l'historique de vos recherches
- Vous êtes victime d'un piratage ou votre ordinateur portable est volé : si quelqu'un vole votre ordinateur portable et que vous ne disposez pas d'un mot de passe fort pour le verrouiller, un cybercriminel peut utiliser Microsoft Recall pour entrer en possession de vos données et informations personnelles.
C’est un état des lieux de l’univers Windows susceptible de justifier la revue à la hausse des parts de marché de Linux
Les données de Statcounter pour le mois de février 2024 ont montré que Linux a dépassé pour la première fois en 30 ans 4 % de parts sur le marché mondial des systèmes d'exploitation pour bureau. Linux était présent sur 6,34 % des ordinateurs le mois dernier si l'on compte ChromeOS. La mise à jour du mois de mars 2024 révèle que la part de Linux sur les ordinateurs de bureau est restée non seulement supérieure à 4 %, mais a aussi augmenté légèrement, ce qui est le meilleur résultat qu'il a jamais obtenu. Cela suggère que l'utilisation de Linux sur les ordinateurs de bureau est en hausse.
Les choses semblent bouger plus rapidement pour Linux ces dernières années. Statcounter a attribué une part de marché de 4,03 % à Linux en février et 4,05 % en mars, soit un petit gain de 0,02 %. Bien que nous soyons encore loin de l'année Linux sur les ordinateurs de bureau, l'intérêt pour Linux s'est quelque peu accru ces derniers temps. Pour illustrer cela, le passage de 3 à 4 % de parts a été réalisé en 8 mois seulement, alors qu'il avait fallu plus de 30 ans pour atteindre une part de plus de 3 %. L'évolution de la part de marché de Linux sur le bureau depuis le mois de janvier 2023 se présente comme suit : janvier 2023 : 2,91 % ; février 2023 : 2,94 % ; mars 2023 : 2,85 % ; avril 2023 : 2,83 % ; mai 2023 : 2,7 % ; juin 2023 : 3,07 % ; juillet 2023 : 3,12 % ; août 2023 : 3,18 % ; septembre 2023 : 3,02 % ; octobre 2023 : 2,92 % ; novembre 2023 : 3,22 % ; décembre 2023 : 3,82 % ; janvier 2024 : 3,77 % ; février 2024 : 4,03 % ; mars 2024 : 4,05 %
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Linux continue d’être un échec face à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau en dépit de toutes les tares dont Windows fait montre ces dernières années. L'une d'entre elles est que Linux continue à être considéré comme un système d'exploitation pour geeks, contrairement à Windows qui serait plus adapté à madame Michu. Et certains chiffres ont tendance à renforcer cet état de choses. En effet, 13,1 % des utilisateurs de Linux rencontrent des problèmes de compatibilité matérielle dus aux noyaux obsolètes dans les distributions.
La donne des idées reçues sur Linux pourrait néanmoins prendre un coup avec l'arrivée de nouvelles plateformes matérielles comme le Steam Deck de Valve. C’est un ordinateur personnel optimisé pour les jeux vidéo. L’idée avec le Steam Deck est de faire comprendre aux utilisateurs qu’il est possible de bénéficier sur Linux d’une expérience de jeu similaire à celle sur Windows. La plateforme s’appuie pour cela sur SteamOS, une distribution Linux optimisée pour le jeu, ainsi que sur Proton, un logiciel qui permet de faire tourner les jeux Windows sur Linux. Les données de Valve révèlent que Linux est devenu le deuxième système d'exploitation le plus utilisé sur sa plateforme Steam. Selon les analystes, c'est la preuve que la vente liée via le Steam Deck est un atout pour Linux.
Linux n'a pas bénéficié de ce facteur sur le marché des ordinateurs de bureau en comparaison à Windows. La donne est néanmoins en train de changer. En outre, d'autres considèrent le système d'exploitation ChromeOS de Google comme un Linux. Et bien que certains critiques aiment débattre de cela, lorsque vous combinez les parts de Linux et ChromeOS, cela représenterait en fait 6,32 %. Un chiffre que les développeurs de toutes sortes ont de plus en plus de mal à ignorer. En matière de pourcentage global, c'est encore relativement peu, mais quand on pense au nombre de personnes que cela représente, c'est beaucoup.
Source : Microsoft
Et vous ?
:fleche: Quelles sont les attentes que vous avez à formuler à l’endroit de Microsoft pour ce qui est de Recall pour Windows 11 ? Partagez-vous les avis de ces membres de developpez.com selon lesquels la meilleure chose à faire c'est de supprimer la fonctionnalité Windows Recall de Windows 11 ?
:fleche: Voyez-vous les décisions de Microsoft provoquer une augmentation supplémentaire de parts de marché de Linux dans les années à venir ?
:fleche: Passage à Windows 11 ou Linux : De quel bord-êtes-vous ?
:fleche: Dans quels cas la solution Linux s'avère-t-elle la plus viable ?
:fleche: Pour quelles raisons votre entreprise a-t-elle plutôt opté pour poursuivre avec Windows ?
Voir aussi :
:fleche: « Linux sur Desktop est une catastrophe de Tchernobyl » pour le créateur de GNOME qui n'a pas lancé son poste Linux depuis fin 2012
:fleche: Le support des applications Linux débarque en préversion sur Chrome OS dans un premier temps sur Pixelbook
:fleche: « L'année de l'ordinateur de bureau Linux est arrivée » selon le Directeur de la Technologie d'Intel
:fleche: 2017 est officiellement l'année de Linux desktop selon un utilisateur de macOS : le patron de la Fondation Linux, quel message aux fans de Linux ?
Microsoft rend son assistant Copilot beaucoup moins utile sur les nouveaux PC Copilot+ pilotés par l'IA
Microsoft rend son assistant Copilot beaucoup moins utile sur les nouveaux PC Copilot+ pilotés par l'IA
la touche Copilot dédiée ne fait rien d'autre que lancer une version PWA du chatbot
Microsoft vient de lancer sa gamme de nouveaux PC Copilot+ et les premiers testeurs se disent très déçus par le résultat. Les rapports indiquent que l'intégration de Copilot n'est pas à la hauteur du battage médiatique qui a précédé le lancement. Les PC Copilot+ sont tous équipés de la touche Copilot dédiée sur le clavier, mais la seule fonction de cette touche est de lancer une version PWA de Copilot. L'application Web ne s'intègrerait même plus à Windows comme le faisait l'ancienne expérience Copilot depuis l'année dernière, de sorte que vous ne pouvez plus utiliser Copilot pour contrôler les paramètres de Windows 11 ou l'avoir ancré dans une barre latérale.
Microsoft a lancé récemment ses premiers produits Copilot+, une nouvelle catégorie de PC Windows spécialement conçus pour l'IA. Lors de ce lancement, Microsoft a présenté sa nouvelle vision du PC, intégrant l'IA au niveau du système d'exploitation tout en encourageant les développeurs à créer des applications pour cette nouvelle plateforme. Si, de l'extérieur, la plateforme ne semble pas s'éloigner des versions précédentes de Windows, elle apporte néanmoins quelques changements sous le capot, tant au niveau du matériel que du logiciel. Mais l'expérience ne semble pas aussi convaincante que Microsoft l'avait présentée.
Les nouveaux PC Copilot+ sont tous équipés de la nouvelle touche Copilot dédiée sur le clavier. Annoncée en janvier dernier, cette nouvelle touche permet d’ouvrir facilement Copilot, l’assistant d'IA de Microsoft. Il s'agit du premier grand changement apporté aux claviers PC depuis 30 ans, mais la seule fonction de cette touche est de lancer une version PWA (Progressive Web App) de Copilot. En d'autres termes, les dernières mises à jour déployées par Microsoft ont réduit l'expérience Copilot sous Windows à une simple application Web. Dans la communauté, les critiques se disent déçus et considèrent cela comme une régression.
Citation:
Envoyé par Critique
Cela montre vraiment que Microsoft ne se tient pas à un niveau élevé. Ils font tout ce bruit autour des PC pilotés par l'IA et d'une nouvelle touche Copilot, pour ne livrer que... pas grand-chose. Où sont les adultes dans la salle qui ont le courage de dire "ayons une histoire cohérente et faisons-le de la bonne manière" ? Je soupçonne qu'ils pensent que leurs clients sont stupides.
Les critiques se demandent en effet si les ingénieurs de Microsoft n'ont pas choisi de construire "une application native". Mais encore, l'application Web ne s'intègre même plus à Windows comme le faisait l'ancienne expérience Copilot depuis l'année dernière, de sorte que vous ne pouvez plus utiliser Copilot pour contrôler les paramètres de Windows 11 ou l'avoir ancré dans une barre latérale. Il s'agit littéralement d'une PWA. Microsoft a même supprimé le raccourci clavier vers Copilot sur ces nouveaux PC Copilot+, de sorte que la combinaison "WINKEY + C" ne fait plus rien. La touche semble finalement "inutile".
Certains utilisateurs espéraient que Microsoft ferait évoluer la touche Copilot vers quelque chose qui pourrait être utilisé comme la touche Windows, en combinaison avec d'autres touches pour lancer des raccourcis vers des applications ou même des fonctionnalités de Windows alimentées par l'IA. Ce qui la rendrait bien plus utile que le simple lancement d'une PWA. Microsoft n'a pas expliqué pourquoi Copilot est passé d'une expérience plus intégrée dans Windows à une simple application Web qui ne peut plus contrôler les paramètres de Windows. Microsoft s'est contenté de dire qu'il apportera d'autres modifications à l'outil.
« Nous faisons également évoluer l'expérience Copilot sur Windows en tant qu'application qui sera épinglée à la barre des tâches. Cela permet aux utilisateurs de bénéficier des avantages d'une application traditionnelle, y compris la possibilité de redimensionner, de déplacer et d'accrocher la fenêtre (des commentaires que nous avons entendus de la part des utilisateurs tout au long de la prévisualisation de Copilot dans Windows) », explique l'équipe Windows Insider dans un récent billet de blogue. Microsoft ajoute aussi que "ces changements lui permettront de développer et d'optimiser de manière plus agile" l'expérience Copilot.
Toutefois, cette explication ne convainc pas les utilisateurs. « Je ne peux m'empêcher d'y voir autre chose que l'équipe qui travaille dessus ne sait pas comment coder des applications natives sur notre système d'exploitation », peut-on lire dans les commentaires en réponse à cette déclaration. Un autre a ajouté :
Citation:
Envoyé par Critique
À en juger par les applications Windows modernes, cela semble vrai, car la plupart d'entre elles (ClipChamp, Weather, News, etc.) ne sont que des applications Web avec un wrapper Edge similaire aux applications Electron. Je comprendrais s'il s'agissait d'applications multiplateformes, mais ce n'est pas le cas.
C'est dingue qu'ils n'aient pas pris la peine d'écrire des applications Windows natives en .NET/C# pour quelque chose qui est manifestement destiné à être exclusif à Windows. La communauté écrit de bien meilleures applications Windows (Sumatra, Notepad++, etc.) que Microsoft ne le fait en interne.
Microsoft n'a pas de vision produit cohérente pour le système d'exploitation et semble laisser divers groupes ajouter des trucs de mauvaise qualité au système d'exploitation, en se basant sur des luttes de pouvoir internes que leurs managers remportent dans l'entreprise, je suppose.
Il est ironique que des trucs de mauvaise qualité comme ceux-là et les publicités soient livrés par défaut avec le système d'exploitation, mais que les utilitaires et autres logiciels vraiment utiles et d'une haute qualité qu'ils écrivent, comme PowerToys, ne le soient pas.
Ils ont perdu le fil de leur audience principale après Windows 7 et les implémentations bâclées de l'IA comme Copilot+ et Recall ne les ramèneront pas. Au contraire, elles convaincront les gens de passer à Linux dès que possible.
Un autre internaute ajoute : « je ne retiens pas mon souffle et je pense que ceux qui auraient pu faire de ce projet une réalité ont été évincés des équipes concernées ou de l'organisation dans son ensemble au moment de la sortie de Windows 11 ; il suffit de voir comment ils ont tué la superbe variante UWP de OneNote. Sauver la situation serait un miracle improbable ». Mais certains pensent que Microsoft a peut-être bien fait de limiter l'intégration de Copilot au système d'exploitation. Ils se demandent ce qui pourrait mal tourner en permettant à une IA de modifier les paramètres importants du système d'exploitation.
« Microsoft ne fournit aucune explication, mais on ne peut qu'imaginer ce qui aurait pu mal tourner en donnant à un administrateur LLM l'accès au système d'exploitation d'un ordinateur et en modifiant les paramètres par ce biais », a écrit un critique. Et un autre a répondu : « c'est mon plus gros problème avec l'intégration de l'assistant Copilot dans Microsoft Edge. C'est utile et c'est cool de pouvoir utiliser Copilot en un clic, mais bon sang, je ne veux pas qu'il ait la possibilité de modifier les paramètres de mon navigateur. La seule fois où il a modifié mes paramètres, c'est lorsqu'il a mal interprété ce que je lui demandais ».
En attendant, la nouvelle touche Copilot remplacera la touche de menu (touche d'application) sur les claviers des nouveaux PC Copilot+, et Microsoft a également épinglé l'application Copilot à la barre des tâches, de sorte que vous n'avez même pas besoin d'utiliser la touche dédiée de toute façon.
Source : Microsoft
Et vous ?
:fleche: Quel est votre avis sur le sujet ?
:fleche: Que pensez-vous des rapports sur l'expérience Copilot sur les nouveaux PC Copilot+ ?
:fleche: Pourquoi Microsoft a-t-il limité l'expérience Copilot à une version PWA sur les PC Copilot+ ?
:fleche: Microsoft a-t-il fait ce choix pour garantir la sécurité et la vie privée des utilisateurs des PC Copilot+ ?
:fleche: Pourquoi la touche Copilot a-t-elle été ajoutée si elle ne sert finalement qu'à lancer une version PWA de l'assistant ?
Voir aussi
:fleche: Microsoft ajoute une nouvelle touche aux claviers de PC pour la première fois depuis 1994 : la touche Copilot. Elle permettra d'ouvrir facilement l'assistant d'IA générative de Microsoft
:fleche: Historique des activités : Windows traquait déjà tout ce que vous faites via ce paramètre discret avant le lancement de la fonction Recall sur les nouveaux PC Copilot+, voici comment le désactiver
:fleche: Microsoft annonce le report de la disponibilité générale de la fonction Recall pour Windows 11 après les réactions négatives en lien avec la sécurité, et les appels au passage à Linux jugé moins intrusif
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La dernière version de Windows Recall reste piratable, d'après un récent rapport
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Microsoft a annoncé le report de la disponibilité générale de la fonction Recall pour Windows 11 à mi-parcours du mois de juin et ce, en raison des réactions négatives en matière de sécurité. Microsoft Recall enregistre et maintient une chronologie des activités informatiques de l’utilisateur du système d’exploitation et lui permet de localiser instantanément le contenu sur lequel il a travaillé. Microsoft Recall effectue des captures d’écran à une certaine fréquence et les stocke dans une base de données sur le disque dur d’un PC. De récents rapports dont état de ce que cette base de données demeure extractible via l’outil Total Recall, en dépit des efforts d’amélioration de Microsoft.
« J'ai mis la main sur ce que je pense être la dernière version de Microsoft Recall. Eh bien... Total Recall fonctionne toujours avec les plus petites modifications pour exporter la base de données. Celle-ci reste d’ailleurs accessible en tant que base de données en clair », commente Kevin Beaumont.
De précédents rapports en lien avec cette fonctionnalité font en effet état de ce que :
- Les données sont accessibles au sein d’une base de données sauvegardée au sein du répertoire C:\Users\$USER\AppData\Local\CoreAIPlatform.00\UKP{GUID}.
- Des outils de consultation de cette base de données sont en cours de mise sur pied par des tiers et Total Recall sur GitHub en fait partie.
- Chaque PC devient une cible dans le cadre d'une procédure judiciaire. Les avocats peuvent citer à comparaître une base de données Recall et y effectuer des recherches, qui ne se limiteront plus au courrier électronique, mais qui permettront de rechercher des termes apparus dans les messages Teams, Slack ou Signal, et potentiellement à l'oral via Zoom ou Skype si la synthèse vocale est incluse dans les données Recall.
Une liste qui fait suite à celle du chercheur en sécurité – Kevin Beaumont :
- Des captures d’écran sont effectuées à une certaine fréquence. Celles-ci sont automatiquement analysées par Azure AI, qui fonctionne sur l’ordinateur, et enregistrées dans une base de données SQLite au sein du dossier utilisateur.
- Seul l’utilisateur d’un compte donné peut avoir accès à cette base de données, d’après Microsoft, mais les tests ont révélé qu’un utilisateur d’un autre compte sur le même PC peut y avoir accès. Il suffit pour cela que ce dernier accède depuis son compte au dossier CoreAIPlatform sous AppData.
- La base de données est accessible à distance et ce, sans que l’attaquant n’ait besoin de disposer de droits d’administrateur.
- Le niveau de compression de la base de données est tel que l’archive occupe un espace disque de l’ordre de centaines de kilooctets pour plusieurs jours de captures d’écran. Elle est donc extractible en quelques secondes par des tiers malveillants.
« J'ai automatisé l'exfiltration et créé un site web où l'on peut télécharger une base de données et y faire des recherches instantanées. Je garde délibérément les détails techniques pour moi jusqu'à ce que Microsoft livre la fonctionnalité, car je veux leur laisser le temps de faire quelque chose. En fait, j'ai tout un tas de choses à montrer et je pense que la cybercommunauté au sens large s'amusera beaucoup avec cette fonction lorsqu'elle sera disponible... mais je pense aussi que c'est vraiment triste, car il en résultera des dommages dans le monde réel », commentait le chercheur en sécurité derrière ces révélations à propos de la fonctionnalité Recall sous Windows 11.
« Il s'agit simplement d'une base de données SQLite, dont les fonctionnalités seront disponibles dans quelques semaines. J’ai déjà développé un Infostealer qui cible cette dernière et je l’ai hébergé sur le Github de Microsoft (quelques lignes de code). Microsoft va délibérément faire reculer la cybersécurité d'une décennie et mettre en danger ses clients en donnant du pouvoir à des criminels de bas étage », ajoute-t-il dans de précédents rapports.
Beaumont souligne dans son dernier rapport que la prime de bug bounty fixée par Microsoft semble n'être que de 1000 dollars pour la découverte et le signalement d'une vulnérabilité de haute gravité ou critique, un chiffre qu'il juge trop faible compte tenu de la valeur des données. Selon certains rapports, Recall pourrait commencer à apparaître dans les aperçus des prochaines versions, y compris dans l'aperçu de Windows 11 24H2 sur matériel x64_x86 qui sera officiellement publié à l'automne.
C’est un état des lieux de l’univers Windows susceptible de justifier la revue à la hausse des parts de marché de Linux
Les données de Statcounter pour le mois de février 2024 ont montré que Linux a dépassé pour la première fois en 30 ans 4 % de parts sur le marché mondial des systèmes d'exploitation pour bureau. Linux était présent sur 6,34 % des ordinateurs le mois dernier si l'on compte ChromeOS. La mise à jour du mois de mars 2024 révèle que la part de Linux sur les ordinateurs de bureau est restée non seulement supérieure à 4 %, mais a aussi augmenté légèrement, ce qui est le meilleur résultat qu'il a jamais obtenu. Cela suggère que l'utilisation de Linux sur les ordinateurs de bureau est en hausse.
Les choses semblent bouger plus rapidement pour Linux ces dernières années. Statcounter a attribué une part de marché de 4,03 % à Linux en février et 4,05 % en mars, soit un petit gain de 0,02 %. Bien que nous soyons encore loin de l'année Linux sur les ordinateurs de bureau, l'intérêt pour Linux s'est quelque peu accru ces derniers temps. Pour illustrer cela, le passage de 3 à 4 % de parts a été réalisé en 8 mois seulement, alors qu'il avait fallu plus de 30 ans pour atteindre une part de plus de 3 %. L'évolution de la part de marché de Linux sur le bureau depuis le mois de janvier 2023 se présente comme suit : janvier 2023 : 2,91 % ; février 2023 : 2,94 % ; mars 2023 : 2,85 % ; avril 2023 : 2,83 % ; mai 2023 : 2,7 % ; juin 2023 : 3,07 % ; juillet 2023 : 3,12 % ; août 2023 : 3,18 % ; septembre 2023 : 3,02 % ; octobre 2023 : 2,92 % ; novembre 2023 : 3,22 % ; décembre 2023 : 3,82 % ; janvier 2024 : 3,77 % ; février 2024 : 4,03 % ; mars 2024 : 4,05 %
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Linux continue d’être un échec face à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau en dépit de toutes les tares dont Windows fait montre ces dernières années. L'une d'entre elles est que Linux continue à être considéré comme un système d'exploitation pour geeks, contrairement à Windows qui serait plus adapté à madame Michu. Et certains chiffres ont tendance à renforcer cet état de choses. En effet, 13,1 % des utilisateurs de Linux rencontrent des problèmes de compatibilité matérielle dus aux noyaux obsolètes dans les distributions.
La donne des idées reçues sur Linux pourrait néanmoins prendre un coup avec l'arrivée de nouvelles plateformes matérielles comme le Steam Deck de Valve. C’est un ordinateur personnel optimisé pour les jeux vidéo. L’idée avec le Steam Deck est de faire comprendre aux utilisateurs qu’il est possible de bénéficier sur Linux d’une expérience de jeu similaire à celle sur Windows. La plateforme s’appuie pour cela sur SteamOS, une distribution Linux optimisée pour le jeu, ainsi que sur Proton, un logiciel qui permet de faire tourner les jeux Windows sur Linux. Les données de Valve révèlent que Linux est devenu le deuxième système d'exploitation le plus utilisé sur sa plateforme Steam. Selon les analystes, c'est la preuve que la vente liée via le Steam Deck est un atout pour Linux.
Linux n'a pas bénéficié de ce facteur sur le marché des ordinateurs de bureau en comparaison à Windows. La donne est néanmoins en train de changer. En outre, d'autres considèrent le système d'exploitation ChromeOS de Google comme un Linux. Et bien que certains critiques aiment débattre de cela, lorsque vous combinez les parts de Linux et ChromeOS, cela représenterait en fait 6,32 %. Un chiffre que les développeurs de toutes sortes ont de plus en plus de mal à ignorer. En matière de pourcentage global, c'est encore relativement peu, mais quand on pense au nombre de personnes que cela représente, c'est beaucoup.
Source : Kevin Beaumont
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:fleche: Quelles sont les attentes que vous avez à formuler à l’endroit de Microsoft pour ce qui est de Recall pour Windows 11 ? Partagez-vous les avis de ces membres de developpez.com selon lesquels la meilleure chose à faire c'est de supprimer la fonctionnalité Windows Recall de Windows 11 ?
:fleche: Voyez-vous les décisions de Microsoft provoquer une augmentation supplémentaire de parts de marché de Linux dans les années à venir ?
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:fleche: « Linux sur Desktop est une catastrophe de Tchernobyl » pour le créateur de GNOME qui n'a pas lancé son poste Linux depuis fin 2012
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:fleche: 2017 est officiellement l'année de Linux desktop selon un utilisateur de macOS : le patron de la Fondation Linux, quel message aux fans de Linux ?
Microsoft peine à convaincre les entreprises d'embarquer dans le train des PC IA
Microsoft peine à convaincre les entreprises d'embarquer dans le train des PC IA, d'optimiser leurs applications et d'ajouter des fonctionnalités à ces PC, et échoue à créer l'intérêt pour cette mode de l'IA
Microsoft tente de susciter l'intérêt pour le dernier engouement en matière d'informatique personnelle, les PC IA. Il s'agit d'ordinateurs dotés d'un processeur intégrant une unité de traitement neuronal (NPU), un matériel conçu pour accélérer certaines tâches liées à l'intelligence artificielle. L'entreprise a lancé le premier lot de PC IA en juin, mais ces ordinateurs n'offraient qu'une poignée de nouvelles "fonctionnalités IA". Selon un nouveau rapport, la pénurie de nouvelles fonctionnalités s'explique par le fait que certains des plus grands noms de la technologie ont refusé de participer à ce stade précoce, invoquant la petite taille actuelle du marché.
Microsoft Corporation est une multinationale américaine et une entreprise technologique dont le siège se trouve à Redmond, dans l'État de Washington. Ses produits logiciels les plus connus sont la gamme de systèmes d'exploitation Windows, la suite d'applications de productivité Microsoft 365, la plateforme de cloud computing Azure et le navigateur web Edge. Ses produits matériels phares sont les consoles de jeux vidéo Xbox et la gamme d'ordinateurs personnels à écran tactile Microsoft Surface. Microsoft a été classée n° 14 dans le classement Fortune 500 2022 des plus grandes entreprises américaines en fonction de leur chiffre d'affaires total, et elle a été le plus grand fabricant de logiciels au monde en termes de chiffre d'affaires en 2022, selon Forbes Global 2000. Elle est considérée comme l'une des cinq grandes entreprises américaines de technologies de l'information, aux côtés d'Alphabet (société mère de Google), d'Amazon, d'Apple et de Meta (société mère de Facebook).
L'intelligence artificielle (IA), dans son sens le plus large, est l'intelligence dont font preuve les machines, en particulier les systèmes informatiques. Il s'agit d'un domaine de recherche en informatique qui développe et étudie des méthodes et des logiciels permettant aux machines de percevoir leur environnement et d'utiliser l'apprentissage et l'intelligence pour prendre des mesures qui maximisent leurs chances d'atteindre des objectifs définis. Ces machines peuvent être appelées "IA".
Microsoft a présenté cette année une nouvelle catégorie d'ordinateurs personnels dotés de fonctions d'intelligence artificielle et dénommés PC « Copilot+ ». Ces PC représentent la vision de Microsoft d'un matériel Windows phare axé sur l'IA. Ils intègrent tous des puces dédiées, appelées NPU, qui alimentent des expériences d'IA telles que Recall et sont également dotés d'une mémoire vive de 16 Go au minimum, associée à un disque dur SSD.
Un nouveau rapport de Bloomberg aborde la question centrale du mouvement des PC IA, si l'on peut dire, à savoir en quoi un PC IA diffère d'un PC ordinaire et si cela intéresse quelqu'un. À en croire Microsoft, ces PC IA (tous des ordinateurs portables) peuvent utiliser leurs NPU intégrées pour exécuter des applications optimisées et accéder à de nouvelles fonctionnalités qui ne sont pas possibles sur les PC ordinaires. Le seul problème est que ce lot de nouvelles applications et fonctionnalités est minuscule. C'est pourquoi certaines entreprises attendent qu'il y ait un marché plus important, ce qui est un peu le scénario de l'œuf et de la poule.
Bloomberg indique que selon le cabinet d'analyse IDC, seuls 3 % des PC livrés en 2024 répondront aux critères de Microsoft pour un PC IA. Ces critères incluent un NPU capable d'au moins 40 TOPS de performance, 16 Go de mémoire et 256 Go de stockage SSD. À ce jour, les seules machines certifiées par Microsoft avec ces spécifications sont les processeurs Qualcomm Snapdragon X, mais AMD et Intel devraient être certifiés dans le courant de l'année. Quoi qu'il en soit, il n'est pas évident pour une entreprise de consacrer des ressources à cette part infime d'un gâteau gigantesque, et il est donc logique que certaines entreprises gardent la poudre aux yeux pour l'instant.
Malgré les difficultés rencontrées pour convaincre leurs partenaires et leurs clients de monter à bord du train de l'IA sur PC, Microsoft et Qualcomm avancent à toute vapeur. Qualcomm pense pouvoir déloger Intel et AMD de leurs positions sur le marché des ordinateurs portables Windows et a déclaré que son objectif était de conquérir jusqu'à 50 % du marché en cinq ans. Michael Dell est également cité dans l'article, affirmant que l'achat d'un PC à intelligence artificielle est le meilleur moyen d'assurer l'avenir de votre ordinateur, car il pourrait être très important "à l'avenir".
L'hésitation de certains grands noms de la technologie, comme Salesforce et Adobe, à créer des versions compatibles avec Arm de leurs applications les plus populaires pourrait perdurer pendant un certain temps, reléguant le pool de "fonctionnalités d'IA" à la seule responsabilité de Microsoft dans un avenir prévisible. Ces fonctions comprennent la désormais célèbre fonction Recall, qui a été retardée en raison de problèmes de confidentialité. Il semble donc que même Microsoft éprouve des difficultés à trouver comment créer des applications convaincantes basées sur l'IA pour les consommateurs.
Source : Bloomberg
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:fleche: Microsoft lance de nouveaux PC Copilot+ alimentés par l'IA, qui suivent et recherchent toutes vos activités. L'entreprise précise que de nombreuses tâches d'IA fonctionnent sans faire appel au cloud
:fleche: « La nouvelle ère de PC à intelligence artificielle de Microsoft sera munie de la touche Copilot sur le clavier », rapporte Intel de la définition à controverse de Microsoft de la notion de PC IA
:fleche: Les PC à intelligence artificielle (IA) devraient représenter près de 60 % de l'ensemble des livraisons de PC dans le monde d'ici à 2027, soit plus de 167 millions d'unités, selon les prévisions d'IDC
Microsoft va essayer avec un nouveau lancement de Recall pour Windows 11 dès octobre via les insiders
Microsoft va essayer avec un nouveau lancement de Windows Recall, la fonctionnalité qui permet à des tiers de voler tout ce que vous avez tapé ou regardé sur votre PC
Dès le mois d’octobre via les insiders
Microsoft a déjà annoncé qu'il ne livrerait pas Windows Recall avec les PC Copilot+ le 18 juin. L’ajout de la fonctionnalité était censé se faire via une mise à jour dans un futur à propos duquel le géant technologique n’avait pas donné de précisions. Ces dernières sont tombées il y a peu : Microsoft va essayer avec un nouveau lancement de Windows Recall – la fonctionnalité qui permet à des tiers de voler tout ce que vous avez tapé ou regardé sur votre PC – dès le mois d’octobre. La décision de Microsoft fait suite à une série de réactions négatives en lien avec la mise à mal de la sécurité des utilisateurs par la fonctionnalité Recall pour Windows 11 et les appels au passage à Linux jugé plus respectueux de la vie privée.
Microsoft a une panoplie d’aspects à revoir à propos de cette fonctionnalité comme l’ont souligné de nombreux rapports externes à l’entreprise
- Des captures d’écran sont effectuées à une certaine fréquence. Celles-ci sont automatiquement analysées par Azure AI, qui fonctionne sur l’ordinateur, et enregistrées dans une base de données SQLite au sein du dossier utilisateur.
- Seul l’utilisateur d’un compte donné peut avoir accès à cette base de données, d’après Microsoft, mais les tests ont révélé qu’un utilisateur d’un autre compte sur le même PC peut y avoir accès. Il suffit pour cela que ce dernier accède depuis son compte au dossier CoreAIPlatform sous AppData.
- La base de données est accessible à distance et ce, sans que l’attaquant n’ait besoin de disposer de droits d’administrateur.
- Le niveau de compression de la base de données est tel que l’archive occupe un espace disque de l’ordre de centaines de kilooctets pour plusieurs jours de captures d’écran. Elle est donc extractible en quelques secondes par des tiers malveillants.
« J'ai automatisé l'exfiltration et créé un site web où l'on peut télécharger une base de données et y faire des recherches instantanées. Je garde délibérément les détails techniques pour moi jusqu'à ce que Microsoft livre la fonctionnalité, car je veux leur laisser le temps de faire quelque chose. En fait, j'ai tout un tas de choses à montrer et je pense que la cybercommunauté au sens large s'amusera beaucoup avec cette fonction lorsqu'elle sera disponible... mais je pense aussi que c'est vraiment triste, car il en résultera des dommages dans le monde réel », commente le chercheur en sécurité derrière ces révélations à propos de la fonctionnalité Recall sous Windows 11.
« Il s'agit simplement d'une base de données SQLite, dont les fonctionnalités seront disponibles dans quelques semaines. J’ai déjà développé un Infostealer qui cible cette dernière et je l’ai hébergé sur le Github de Microsoft (quelques lignes de code). Microsoft va délibérément faire reculer la cybersécurité d'une décennie et mettre en danger ses clients en donnant du pouvoir à des criminels de bas étage », ajoute-t-il.
Microsoft a déjà annoncé une série de changement dans le but d’améliorer les aspects sécurité à problème pointés du doigt par divers chercheurs
Microsoft s’attèle à prendre en compte les divers retours à propos de Recall pour Windows 11 et annonce une série de changements. Microsoft avait initialement prévu d'activer Recall par défaut, mais l'entreprise affirme désormais qu'elle offrira la possibilité de désactiver la fonction controversée au cours du processus d'installation des nouveaux PC Copilot Plus. « Si vous ne choisissez pas de façon proactive de l'activer, elle sera désactivée par défaut », déclare un responsable de Windows.
Microsoft exigera en sus Windows Hello pour activer Recall, de sorte que l'utilisateur devra s'authentifier avec son visage, son empreinte digitale ou en utilisant un code PIN. « En outre, une preuve de présence est également requise pour afficher votre chronologie et effectuer des recherches dans Recall », précise Microsoft, de sorte que quelqu'un ne pourra pas commencer à chercher dans la chronologie de l’utilisateur sans s'être authentifié au préalable.
Cette authentification s'appliquera également à la protection des données autour des instantanés créés par Recall. « Nous ajoutons des couches supplémentaires de protection des données, notamment une via la sécurité d'ouverture de session améliorée (ESS) de Windows Hello, de sorte que les instantanés de Recall ne seront déchiffrés et accessibles que lorsque l'utilisateur s'authentifiera. En outre, nous avons chiffré la base de données de l'index de recherche », ajoute le géant technologique.
Les modifications apportées par Microsoft à la manière dont la base de données est stockée et accessible interviennent après la découverte par l’expert en cybersécurité Kevin Beaumont que Windows 11 stocke les instantanés au sein d'une base de données en texte clair. C’était donc un boulevard pour les auteurs de logiciels malveillants. Plusieurs outils sont d’ailleurs apparus ces derniers jours, promettant d'exfiltrer les données de Recall. TotalRecall sur GitHub extrait la base de données Recall afin que vous l’on puisse facilement voir le texte stocké et les captures d'écran générées par la fonction de Microsoft.
Cet état de choses dans l’univers Windows serait à l’origine de l’augmentation des parts de marché de Linux
Les données de Statcounter pour le mois de février 2024 ont montré que Linux a dépassé pour la première fois en 30 ans 4 % de parts sur le marché mondial des systèmes d'exploitation pour bureau. Linux était présent sur 6,34 % des ordinateurs le mois dernier si l'on compte ChromeOS. La mise à jour du mois de mars 2024 révèle que la part de Linux sur les ordinateurs de bureau est restée non seulement supérieure à 4 %, mais a aussi augmenté légèrement, ce qui est le meilleur résultat qu'il a jamais obtenu. Cela suggère que l'utilisation de Linux sur les ordinateurs de bureau est en hausse et certains observateurs sont d’avis qu’elle est la résultante de l’état des lieux de l’univers Windows.
Les choses semblent bouger plus rapidement pour Linux ces dernières années. Statcounter a attribué une part de marché de 4,03 % à Linux en février et 4,05 % en mars, soit un petit gain de 0,02 %. Bien que nous soyons encore loin de l'année Linux sur les ordinateurs de bureau, l'intérêt pour Linux s'est quelque peu accru ces derniers temps. Pour illustrer cela, le passage de 3 à 4 % de parts a été réalisé en 8 mois seulement, alors qu'il avait fallu plus de 30 ans pour atteindre une part de plus de 3 %. L'évolution de la part de marché de Linux sur le bureau depuis le mois de janvier 2023 se présente comme suit : janvier 2023 : 2,91 % ; février 2023 : 2,94 % ; mars 2023 : 2,85 % ; avril 2023 : 2,83 % ; mai 2023 : 2,7 % ; juin 2023 : 3,07 % ; juillet 2023 : 3,12 % ; août 2023 : 3,18 % ; septembre 2023 : 3,02 % ; octobre 2023 : 2,92 % ; novembre 2023 : 3,22 % ; décembre 2023 : 3,82 % ; janvier 2024 : 3,77 % ; février 2024 : 4,03 % ; mars 2024 : 4,05 %
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Linux continue d’être un échec face à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau en dépit de toutes les tares dont Windows fait montre ces dernières années. L'une d'entre elles est que Linux continue à être considéré comme un système d'exploitation pour geeks, contrairement à Windows qui serait plus adapté à madame Michu. Et certains chiffres ont tendance à renforcer cet état de choses. En effet, 13,1 % des utilisateurs de Linux rencontrent des problèmes de compatibilité matérielle dus aux noyaux obsolètes dans les distributions.
La donne des idées reçues sur Linux pourrait néanmoins prendre un coup avec l'arrivée de nouvelles plateformes matérielles comme le Steam Deck de Valve. C’est un ordinateur personnel optimisé pour les jeux vidéo. L’idée avec le Steam Deck est de faire comprendre aux utilisateurs qu’il est possible de bénéficier sur Linux d’une expérience de jeu similaire à celle sur Windows. La plateforme s’appuie pour cela sur SteamOS, une distribution Linux optimisée pour le jeu, ainsi que sur Proton, un logiciel qui permet de faire tourner les jeux Windows sur Linux. Les données de Valve révèlent que Linux est devenu le deuxième système d'exploitation le plus utilisé sur sa plateforme Steam. Selon les analystes, c'est la preuve que la vente liée via le Steam Deck est un atout pour Linux.
Linux n'a pas bénéficié de ce facteur sur le marché des ordinateurs de bureau en comparaison à Windows. La donne est néanmoins en train de changer. En outre, d'autres considèrent le système d'exploitation ChromeOS de Google comme un Linux. Et bien que certains critiques aiment débattre de cela, lorsque vous combinez les parts de Linux et ChromeOS, cela représenterait en fait 6,32 %. Un chiffre que les développeurs de toutes sortes ont de plus en plus de mal à ignorer. En matière de pourcentage global, c'est encore relativement peu, mais quand on pense au nombre de personnes que cela représente, c'est beaucoup.
Source : Microsoft
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