Si je me base sur la jurisprudence (rapide recherche Google) :
L'entreprise peut être poursuivie en Justice.
Pour les dirigeants, cela me semble plus compliqué, car il faudra prouver une faute grave.
Si je me base sur la jurisprudence (rapide recherche Google) :
L'entreprise peut être poursuivie en Justice.
Pour les dirigeants, cela me semble plus compliqué, car il faudra prouver une faute grave.
Il faut que Boeing améliore son processus de développement, il doit manquer des tests, parce que là les ingénieurs pensaient que le voyant d’alarme de désaccord AOA était une caractéristique standard de tous les nouveaux avions à réaction, mais en fait non.
La société doit faire des efforts sur le contrôle des caractéristiques de sécurité dans les avions standard, là il manquait quelque chose...
Il faut trouver les responsables de la décision de faire d'élément de sécurité des options premium et les faire comparaitre pour homicide involontaire.
Je ne sais pas si "ah ben on est pas au courant de ce qu'on vend" est une meilleure excuse que "on voulait se faire plus de thunes"![]()
C'est vérifiable il suffit de regarder les documents de l'offre standard, si il y a écrit qu'il n'y a pas de voyant c'est pour se faire de l'argent, si il y a écrit qu'il y a un voyant c'est une erreur.
Je trouve que le scénario de l'erreur est plausible.
Dans un si gros projet ce genre de problème peut se produire.
Ce que je veux dire c'est que s'il s'agit bien une erreur c'est encore bien plus flippant que de mettre des vies en danger pour vendre des options supplémentaires. S'ils ne sont pas au courant de ce qu'il y a de série ou non sur leurs avions, qu'est-ce qu'il ignorent d'autre ? Combien d'outils indispensables sont-ils potentiellement absents sur leurs avions sans que personne ne s'en soient rendus compte ?
Peut-être qu'ils ont préféré dire la vérité.
C'est subjectif le pire entre :
- on désactive un voyant de sécurité dans l'offre standard
- on pensait tous que le voyant de sécurité fonctionnait correctement dans l'offre standard, mais en fait non
D'un côté c'est une volonté, de l'autre c'est une erreur.
Personnellement j'excuserai plus l'erreur.
Ils retiendront la leçon et ils mettront l'accent sur les tests.
Là c'est un test de validation qui est le problème ?
Dans les spécifications il y a écrit que le voyant doit fonctionné dans l'offre standard et ils n'ont pas vérifié ?
La conception de cet avion est déjà sujette à caution. Mais vendre les correctifs du gros bug est criminel. D'autant plus que la formation c'est à dire l'information sur ce défaut majeur est elle aussi en option. Je pense que quelques têtes devraient rouler comme dans le cadre de l'affaire Volkswagen.
C'est grave de devoir passer par 349 victimes et autant de familles en deuil car l'avionneur à fait de la sécurité une option. Il faut vraiment mettre la main sur les responsables de cette politique.
a quand des poursuites contre boeing?
est-ce que l'ue va avoir le cran de la poursuivre?
La "carrière" du 737MAX pour le transport de voyageurs est terminée, son seul avenir encore possible est dans le fret.
Pas forcément, hein, une fois tout remis à plat, cet avion magnifique pourra repartir de plus belle(ou pas, suivant ce que donnera la mise à plat). Ca reste un avion compétitif, très peu gourmand en carburant, doté d'une autonomie supérieur à ses concurrents directs(à l'exception du russe MS21, pas encore qualifié). Mais oui, il s'est mangé un sacré pain dans la tronche. Ca a beau être un bel avion - et rentable - et sur, paradoxalement, à par ce souci de pilotage automatique - ça reste un avion sur lequel on a planté des moteurs, et pas des moteurs autour desquels on a dessiné un avion(comme l'A220 ou le MS21). L'histoire de l'aviation a souvent donné un avantage aux avions dessiné autour de leur(s) moteur(s). Le A320neo a été redessiné pour ses nouveaux moteurs. Les Ejets d'Embraer ont carrément été complètement repensés pour cette nouvelle génération de moteurs.
Et ça manque aux MAX. Ca ne suffit pas à en faire de mauvais avions, mais l'impact de la décision d'aller au plus rapide n'est pas encore mesuré. Une fois qu'il sera pleinement mesuré, il sera possible de savoir quelles seront les conséquences.
Mais de toutes façons, il faut bien voir que même si Airbus augmente ses cadences(qui sont déjà au maximum, en fait) et que Comac et Irkut tournent à plein régime(alors que le C919 et le MS21 ne sont pas encore qualifiés), ça ne suffira pas pour remplacer les B737MAX. Donc ils revoleront - à moins que le trafic aérien ne s'effondre.
Finalement il y a comme une justice, après avoir jouer aux gangsters en taxant à 200% nos avions ... Ce qui est malheureux ce sont les morts.
Les USA ont également fait des lois pour bloquer le concorde à l'époque.
USA : comment l’État a tué le vol supersonique
Les engins commerciaux ne se sont jamais déplacés aussi vite. Mais les vols supersoniques civils furent autrefois une réalité. De 1976 à 2003, les passagers pressés pouvaient sauter dans un majestueux avion de ligne supersonique Concorde à l’aéroport Heathrow de Londres et arriver à New York au bout de trois pauvres heures. Essayez de faire la même chose avec un vieux et ennuyant Boeing 747, vous en aurez pour au moins 7 ou 8 heures.
(...)
Vous pouvez remercier la FAA pour la médiocrité persistante du transport aérien. En 1973, en plein milieu d’amples développements du transport aérien, la FAA a bizarrement décidé d’interdire les vols supersoniques au-dessus des États-Unis. Pourquoi ? Lorsqu’un avion se déplace plus vite que la vitesse du son, il génère des ondes de choc toutes compressées en un seul « bang supersonique » extrêmement fort. La FAA et d’autres activistes civils se sont inquiétés des potentiels dommages que ces vols supersoniques pourraient causer sur l’environnement ou les infrastructures civiles.
Oui, Trump a bien plombé le programme série C (déjà bien affaibli par des prix trop élevés et la guerre des prix menée, il fut un temps, par Airbus). Mais même sans compter cette histoire de MAX à problème, ça restait une erreur stratégique : ça a poussé Bombardier dans les bras d'Airbus(pour profiter de l'usine d'assemblage de Mobile, Alabama), et contraint Boeing à chercher des partenariats plus risqués(Embraer est en pleine forme et le partenariat est bien léger, quand à Antonov, c'est devenu un constructeur très secondaire).
Pour rappel, Air France a plein de Boeing 777 dans sa flotte. Ce n'est pas un hasard. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_...d%27Air_France
Boeing prévoyait d'attendre trois ans avant de résoudre son problème d'alerte de sécurité sur le 737 Max
selon des législateurs américains
Deux législateurs américains à savoir Peter DeFazio (Oregon) et Rick Larsen (Washington), ont déclaré vendredi dernier que Boeing Co. avait prévu de retarder de trois ans la résolution d'une alerte de non-fonctionnement de son appareil 737 Max et que la société avait finalement décidé d'accélérer le processus uniquement après le premier des deux accidents mortels impliquant des avions Max. Il faut peut-être préciser que les 2 législateurs dirigent un comité de la Chambre qui enquête sur les collisions et sur la réglementation de Boeing par la Federal Aviation Administration (FAA).
En 2017, Boeing a découvert de manière inattendue que l'un des indicateurs d'avertissement de son plus récent avion à réaction 737 Max ne fonctionnait pas. La société avait réalisé que cet indicateur était lié aux écrans AOA, qui affichent des lectures de capteurs individuels. Après avoir découvert ce problème de sécurité, l’entreprise aurait dû accorder la priorité à la résolution du dysfonctionnement de l’alerte le plus rapidement possible, mais ce n’était pas le cas. Au lieu de cela, Boeing a procédé à un examen interne et a jugé l’alerte de désaccord AOA non-cruciale. Ce n'est qu'après les déclarations des législateurs, qu'un porte-parole de la société a avoué que la compagnie avait initialement prévu de corriger ce dysfonctionnement lorsqu'elle commencerait à proposer un nouveau modèle plus grand du Max aux compagnies aériennes en 2020.
Il faut préciser qu'il s'agit d'une fonction appelée angle d’attaque ou alerte AoA, conçue pour avertir les pilotes lorsque des capteurs fournissent des informations incorrectes sur la hauteur du nez de l'avion. Il semblerait donc que cette fonctionnalité ait mal fonctionné lors des vols Lion Air et Ethiopian Airlines. Les 2 avions se sont écrasés, faisant 346 morts. Pour l'heure, on ne sait pas si les crashs auraient pu être évité si l'alerte AoA avait bien fonctionné, mais toujours est-il que ce n'est qu'après le premier de ces crashs survenu en octobre dernier, que la société Boeing s'est rendu compte de l'importance de régler au plus vite ce dysfonctionnement dont elle connaissait l'existence depuis un an déjà.
Boeing n'a informé la FAA au sujet de ce dysfonctionnement qu'un mois après le premier crash c'est-à-dire en novembre 2018 et l'affaire avait ensuite été transmise à un comité d'examen de la FAA, qui l'avait alors considérée comme étant un faible risque. DeFazio et Larsen ont écrit à Boeing et à la FAA, pour demander pourquoi il avait fallu plus d'un an à la compagnie pour dire à l'agence de sécurité et aux compagnies aériennes que la fonctionnalité présentait un dysfonctionnement Max.
Gordon Johndroe, le porte-parole de la société a déclaré : « Nous avons échoué dans la mise en œuvre de l'alerte AoA Disagree et prenons des mesures pour remédier à ces problèmes afin qu'ils ne se reproduisent plus. Tous les jets Max actuels seront dotés de l’alerte comme équipement standard et les avions nouvellement construits l’auront aussi. »
Boeing est entrain d'optimiser son logiciel appelé MCAS, de manière à ce qu'il se fie aux lectures de deux capteurs au lieu d'un, et qu'il soit plus facile pour les pilotes de gérer la situation en cas de dysfonctionnement. On ne sait pas encore combien de temps mettra la FAA pour approuver ces modifications, mais jusqu'à ce que cela soit fait, les avions Max de Boeing sont cloués au sol depuis déjà le mois de mars de cette année.
Source : Los Angeles Times
Et vous ?
Quel commentaire faites-vous de ces nouvelles révélations ?
Pensez-vous que Boeing sera poursuivi en justice pour ces crashs ?
Voir aussi :
Boeing 737 MAX, pourquoi une mise à jour logicielle ne peut pas compenser son défaut de conception, Gregory Travis suggère une révision du design
Boeing croyait que le voyant d'alerte de désaccord AOA était une caractéristique standard sur le 737 Max alors qu'il était facturé en option
Un bogue informatique avait contraint le Boeing 787 à être redémarré tous les 248 jours pour éviter une interruption totale du système électrique
Boeing c'est tiré une sacrée balle dans le pieds avec cette affaire.
Boeing n'en mourra pas, ils se font trop de maille sur les 787. Mais les dividendes versés aux actionnaires vont prendre un sacré coup, et ça risque de secouer.
Le chef de la division commerciale de Boeing présente ses excuses à l'endroit de sa clientèle
pour les décès survenus lors des crashs des 737 Max
Depuis quelque temps déjà, Boeing traverse une période assez difficile surtout depuis que ses avions 737 Max sont cloués au sol à cause d'un dysfonctionnement qui aurait été à l'origine de 2 crashs entraînant la mort de 346 personnes. Pour la petite histoire, lorsque Boeing sort ses avions 737 MAX, il s'agissait d'une riposte à son concurrent Airbus, qui venait de sortir une version améliorée de l’A320 baptisée A320neo. C'est à la sortie des 737 MAX qu'est apparu le MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System), un système automatisé conçu pour empêcher l’avion de décrocher.
En 2017, Boeing a découvert de manière inattendue que l'un des indicateurs d'avertissement du 737 Max ne fonctionnait pas. La société avait réalisé que cet indicateur était lié aux écrans AOA, qui affichent des lectures de capteurs individuels. A ce moment, l'entreprise n'avait pas jugé urgent de rapidement résoudre ce dysfonctionnement et ne prévoyait de le faire qu'en 2020, lorsqu'elle proposera un nouveau modèle plus grand du Max aux compagnies aériennes. Cette négligence, si on peut l'appeler ainsi, aurait donc été à l'origine de 2 crashs pour un total de 346 morts : le premier était celui du Lion Air 737 Max en octobre 2018 et le second celui d'Ethiopian Air 737 Max, en mars 2019.
Les critiques accusent Boeing de ne pas avoir testé suffisamment un système utilisant un seul capteur pour déterminer si le 737 risquait de décrocher et d'avoir omis d'informer et de former de manière adéquate les pilotes. Ce n'est qu'après le premier crash que la société Boeing s'est rendue compte de l'importance de régler au plus vite ce dysfonctionnement dont elle connaissait l'existence depuis un an déjà. Depuis le mois de mars de cette année, les autorités responsables des transports aériens aux États-Unis, dans l'Union européenne et en Chine, ont décidé d'interdire de vol les 737 MAX de Boeing jusqu'à ce que la société résolve le problème. Et ce n'est que lundi dernier qu'un dirigeant de Boeing présente enfin ses excuses.
C'est lors d'une conférence de presse donnée lundi dernier que Kevin McAllister, chef de la division commerciale de Boeing, a présenté ses excuses pour les crashs des avions 737 MAX ayant coûté la vie à 346 personnes. Il a fait savoir que la société déplore les pertes en vies humaines et qu'elle ferait tout afin que les avions 737 MAX soient remis en service en toute sécurité. Une sortie qui ressemblait plus à une manœuvre pour regagner la confiance des passagers, des pilotes et des régulateurs. McAllister a déclaré qu'un correctif prévu pour le logiciel anti-décrochage utiliserait deux capteurs, mais il n'a pas encore soumis sa proposition aux régulateurs, qui ont cloué l'avion à la terre indéfiniment.
Voici la déclaration de McAllister : « Nous sommes vraiment désolés des pertes en vies humaines résultant de ces accidents tragiques. Nos pensées et nos prières vont à leurs familles. Notre priorité est de tout faire pour que cet avion soit remis en service en toute sécurité. C'est un moment crucial pour nous tous. Nous sommes très confiants que les trois couches de protection que nous prévoyons avec la mise à jour logicielle empêcheront qu'une telle situation ne se reproduise ».
Source : Le chef de la division commerciale de Boeing
Et vous ?
Qu'en pensez-vous ?
Ces excuses vous semblent elles sincères ?
Qu'est-ce qui explique qu'il ait fallu attendre si longtemps pour s'excuser ?
Voir aussi :
Boeing 737 MAX, pourquoi une mise à jour logicielle ne peut pas compenser son défaut de conception, Gregory Travis suggère une révision du design
Boeing croyait que le voyant d'alerte de désaccord AOA était une caractéristique standard sur le 737 Max alors qu'il était facturé en option
Boeing prévoyait d'attendre trois ans avant de résoudre son problème d'alerte de sécurité sur le 737 Max selon des législateurs américains
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